L’Égypte a ajouté une ex-star du football national à sa liste de terroristes.

Avec environ 1 400 autres personnes, l’Égypte a ajouté Mohamed Aboutrika, l’un des anciens footballeurs les plus renommés du pays, à sa liste de terroristes pour des liens présumés avec les Frères musulmans, a annoncé hier mardi à Reuters son avocat. L’Égypte a inscrit ce mouvement comme organisation terroriste et emprisonné des milliers de ses partisans, depuis que l’armée a renversé le président islamiste Mohamed Morsi, en juillet 2013, après des manifestations de masse contre son règne.

Un comité créé pour saisir et gérer les biens et les fonds de la nébuleuse avait déjà gelé les actifs de l’ex-joueur vedette. Aboutrika, lui, a nié soutenir les Frères Musulmans, tout en les défendant (selon lui, ils sont pacifiques), mais a supporté Morsi, lors de sa campagne électorale, en 2012.

Il commente la CAN

Une loi sur le terrorisme adoptée en 2015 et fortement critiquée par des groupes internationaux de défense des droits de l’homme exige dorénavant que les autorités égyptiennes identifient et énumèrent des individus et des entités terroristes, et qu’elles prévoient des peines allant de cinq ans de prison à la peine de mort.

Dans le nord du Sinaï, l’Égypte, la nation la plus peuplée du monde arabe, est confrontée à une insurrection de plus en plus violente, le groupe militant le plus actif du pays s’étant engagé à faire allégeance à l’État islamique. Le Caire et d’autres villes ont également été témoins d’attaques militantes.

Aboutrika, qui évoluait au poste de milieu offensif et qui a dirigé pendant près d’une décennie la sélection, est actuellement au Gabon, où il commente la CAN. Son avocat, Mohamed Osman, a refusé de préciser quand il pourrait retourner dans son pays d’origine, mais a déclaré qu’il ferait appel de cette décision rendue par un tribunal pénal du paire.