Sport populaire par excellence, le football n’est pas à l’abri des désordres du monde et a souvent été pris pour cible, comme mardi soir et les trois explosions survenues près du bus des joueurs du Borussia Dortmund, avant leur quart de finale de Ligue des champions face à Monaco.

Un attentat à la bombe à Manchester lors de l’Euro 96

Hôte de l’Euro lors de l’été 1996, l’Angleterre subit un attentat de la part de l’IRA. Le 15 juin, après une semaine de compétition, l’Armée républicaine irlandaise fait exploser dans le centre de Manchester, qui accueillait le match de poules entre la Russie et l’Allemagne le lendemain, un camion piégé de 1,5 t d’explosifs, soit la plus grosse bombe ayant explosé sur le sol britannique depuis la Seconde Guerre mondiale. Malgré l’ampleur de cette attaque, les dégâts sont avant tout matériel. Le bilan est de 212 blessés, pas moins de 70 000 personnes ayant été évacuées juste avant l’attaque, à la suite d’un coup de téléphone de l’IRA 1h30 avant l’explosion. Un an plus tard, l’Armée républicaine irlandaise signe un cessez-le-feu avec le Royaume-Uni, avant de déposer définitivement les armes en 2005.

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Le bus du Togo mitraillé lors de la CAN 2010

Le 8 janvier 2010, à deux jours du début de la CAN 2010 organisée en Angola, le bus de l’équipe Togo subit des tirs de pistolet mitrailleur au moment de passer par la frontière entre le Congo et l’enclave angolaise de Cabinda. Plusieurs joueurs et membres du staff sont gravement blessés, dont le gardien de but de Pontivy Kodjovi Djodji Obilalé. Le lendemain, l’entraîneur-adjoint Amélété Abalo ainsi que l’intendant chargé de la communication Stan Ocloo succombent à leur blessures. Les Eperviers décident de renoncer à la compétition et de rentrer au Togo. Ils sont sanctionnés par la Confédération africain de football qui les prive des deux prochaines éditions de la CAN. Une sanction qui sera levée par la Fifa. Cette attaque a été revendiquée par les Forces de libération de l’État du Cabinda-Position militaire, qui revendique l’indépendance de cette province angolaise, située entre la RDC et le Congo.

Voir l'image sur TwitterLe Stade de France pris pour cible en 2015

Le 13 novembre 2015, la France subit une attaque terroriste de très grande ampleur, qui coûtera la vie à 130 personnes et fera plus de 400 blessés. Le Stade de France est l’une des cibles des assaillants avec trois détonations entendues aux abords de l’enceinte de Saint-Denis, alors que se déroule le match amical entre la France et l’Allemagne (2-0). Si le Président de la République, François Hollande est rapidement évacué, les 80 000 spectateurs sont confinés dans le stade et seront évacués dans le calme au coup de sifflet final, malgré une certaine confusion. Les trois explosions font au total un mort et une dizaine de blessés graves. Les trois terroristes avaient l’intention de pénétrer dans le stade pour y perpétrer leurs actes mais ont échoué à quatre reprises.

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La police attaquée près du Stade de Besiktas en 2016

Le 10 décembre dernier, une voiture piégée percute un car de police anti-émeute près de la Vodafone Arena, l’enceinte du club de Besiktas, basé à Istanbul, qui venait d’affronter le club de Bursaspor (2-1), en Süper Lig. Un terroriste s’est ensuite fait exploser au milieu d’un groupe de policiers dans un parc voisin. Le bilan est très lourd avec pas moins de 38 personnes tuées et 155 blessés recensés. L’attaque est revendiquée par les Faucons de la Liberté du Kurdistan (TAK). Dix personnes avaient été placées en garde à vue à la suite de cette attaque. Le lendemain, l’ailier gauche du club rival, Galatasaray, avait rendu hommage aux forces de l’ordre en célébrant son but avec des policiers présents sur le bord de la pelouse.