Alors qu’il réalise une saison moyenne, deux ans et demi après sa grave blessure à un genou, Nabil Fekir est accusé de ne pas faire suffisamment d’efforts. Un journaliste lyonnais le défend.

Du temps, il en a eu… Terrassé en plein vol en septembre 2015, Nabil Fekir a repris la compétition il y a exactement un an mais n’a toujours pas retrouvé son niveau de la saison 2014-2015. Evidemment, son corps restera marqué à jamais par cette rupture du ligament croisé du genou droit, mais le dribbleur gaucher de l’OL ne ferait pas les efforts nécessaires pour relancer sa carrière, à en croire certains experts dans les médias mais aussi son propre entraîneur Bruno Genesio.

Nabil Fekir ne le cache pas, il avoue réaliser une “saison moyenne” et regrette de ne plus avoir ce “coup de rein” qui lui avait permis de devenir le “Messi lyonnais” cher à Jean-Michel Aulas. Le joueur de 23 ans s’est confié dans Lyon Capital cette semaine. Razik Brikh, le journaliste qui l’a interrogé, le défend: “Nabil a fait appel à un préparateur physique, il fait attention à son alimentation. Il ne faut pas oublier qu’il a repris la saison avant tout le monde. Il y a peut-être de la fatigue. Il fait tout pour revenir, sauf qu’après avoir subi un telle blessure, il faut du temps…

Encore trop faible physiquement, Fekir est donc limité. Sur le terrain, il s’époumone plus rapidement que les autres, d’autant plus s’il évolue sur une aile, où il y a davantage d’exigences défensives. L’international français a donc demandé à son entraîneur de ne l’utiliser que dans l’axe, en soutien de Lacazette ou carrément seul en pointe. Mais la situation a créé un malaise au fil du temps… Razik Brikh avoue ainsi que Nabil Fekir “ne dit pas tout sur sa relation avec Bruno Genesio“. Explications: “Je pense qu’il a été agacé par les choix de son entraîneur. Comme d’autres, il a besoin de sentir la confiance de son coach, d’être au cœur du dispositif. Bruno Genesio a davantage valorisé Alexandre Lacazette au sein du groupe et à l’extérieur. Il a peut-être moins prêté d’attention à Nabil“.

En somme, est-on trop exigeant avec ce joueur considéré autrefois comme un prodige ? C’est possible. S’il ne convainc pas les observateurs cette saison, alors qu’il était censé repartir de plus belle, Fekir est paradoxalement aussi efficace (40 matches, 11 buts, 11 passes décisives) qu’en 2014-2015 (39 matches, 15 buts, 9 passes décisives). Qu’il se rassure, dans son cocon lyonnais, il aura encore du temps pour retrouver du feu dans les jambes.